août 5, 2021

Express du Pacifique

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La France enquête sur l’utilisation de logiciels espions contre des dissidents

Le parquet de Paris enquête sur l’utilisation généralisée de logiciels espions produits par le groupe israélien NSO pour cibler des journalistes, des militants des droits humains et des dissidents politiques.

Le bureau du procureur de l’État a déclaré mardi dans un communiqué qu’il avait ouvert une enquête sur d’éventuelles allégations de violation de la vie privée, d’utilisation illégale de données et de ventes illégales de logiciels espions.

Comme il est courant en droit français, le procès ne nomme pas le suspect, mais vise in fine à déterminer qui peut être renvoyé en jugement. Elle a été déclenchée par une plainte en justice de deux journalistes et du site de renseignement français Mediabart.

Une enquête menée par un consortium mondial de médias publiée cette semaine a révélé que plus de 1 000 personnes dans 50 pays ont été sélectionnées par les clients des ONS. Pégase Spyware. Parmi eux se trouvaient des journalistes et des hommes politiques en France.

Sur la base des données divulguées, le journal basé à Paris a identifié des cibles à partir d’une liste de plus de 50 000 numéros de téléphone portable obtenue par l’association à but non lucratif Prohibited Stories et le groupe de défense des droits humains Amnesty International et les a partagées avec 16 organes de presse.

Le panel de l’ONS a nié avoir jamais tenu une “liste de cibles possibles, passées ou existantes”.

Il a qualifié le rapport Forbidden Stories de “plein de fausses hypothèses et de théories non confirmées”.