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Vendredi 10 février 2012

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Vendredi 21 décembre 2012

Une année difficile pour Cypress Mountain

Une année difficile pour Cypress Mountain

À moins de deux mois des Jeux olympiques, la station de ski Cypress Mountain, choisie pour accueillir les compétitions de snowboard et de ski acrobatique, se prépare sous l’œil vigilant des habitués et des employés.

En ce dimanche matin de décembre, il n’est pas en-core 9 heures que déjà les skieurs et snowboardeurs se sont agglutinés aux télésièges. La station de West Vancouver, située à 30 minutes du centre-ville de Vancouver, a profité de neiges précoces et ouvert ses pistes mi-novembre.

BC Parks a annoncé que plusieurs pistes sont d’ores et déjà fermées et ce jusqu’au 1er avril, soit quatre mois en tout. Black Mountain, située derrière le pavillon principal construit pour les Jeux, est entièrement fermée, à l’exception de la piste Panorama.

L’usage de la station reviendra exclusivement au Comité Olympique de Vancouver (COVAN) du 1er février au 8 mars. Si beaucoup comprennent cette décision, la fermeture de certaines pistes deux mois avant le début des compétitions reste dure à avaler.

Les habitués se sont mobilisés en masse pour obliger la station à construire l’habituel parc à sauts. « Nous avons gaffé, nous savions que ce serait une année difficile », annonçaient les responsables, ajoutant qu’après plusieurs réunions, ils avaient décidé de finalement le mettre en place. Plus petit qu’à l’accoutumé, il a permis de calmer les tensions : « C’est mieux que rien », réplique Joshua, un habitué des lieux. « Le domaine skiable est restreint, mais nous le savions en achetant nos laissez-passer à 260 $. Il n’y a pas de quoi pleurnicher », temporise Erin, une autre habituée.

Habituellement vendus pour 1 100 $, ils permettent l’accès illimité aux pistes durant toute la saison. Cette année, seulement 1 500 laissez-passer ont été mis en vente au prix défiant toute concurrence de 260 $. Ils ont été écoulés dès le mois d’octobre. Pour 140 $ supplémentaires, les skieurs pourront même migrer à Seymour pendant la période des Jeux. James, croisé aux télésièges, a choisi cette option : « Pour 400 $, c’est génial. C’est vrai que seule la moitié de la montagne est accessible, mais pour le prix, ça vaut le coup ». « Les gens se plaignent surtout du parking qu’ils jugent trop éloigné », explique Nicolas, employé à la sécurité des pistes. Shaun utilise son véhicule personnel pour se rendre à Cypress : « comme ils ont fermé le passage habituel entre le parking et la station, il faut contourner par un chemin enneigé. Pour le moment, ça ne pose pas de problème, même si ce n’est pas l’idéal. Mais pendant les fêtes ça va être compliqué, il faudra se garer encore plus loin. »

L’accès à la montagne en voiture sera interdit du 3 janvier au 15 mars. Les visiteurs munis de billets, tout comme le personnel, devront emprunter les navettes prévues par le comité olympique.

Du côté des infrastructures, la piste de Halfpipe (demi-lune) ne sera pas construite avant mi-janvier. La piste de bosses sera quant a elle érigée fin janvier en une semaine. Les parcours restants seront montés d’ici début février. Les travaux seront réalisés en partie par les employés de Cypress Mountain et par l’entreprise White Industries, déjà en charge des constructions lors des Jeux de Turin en 2006. 150 bénévoles entretiendront les six parcours.

Entretiens sans réponse

Du côté du personnel, le COVAN n’a pas encore communiqué de chiffres sur le nombre d’employés qui travailleront à la station pendant les Jeux. La communication entre le comité organisateur et Cypress Mountain s’est révélée floue depuis le début du recrutement du personnel, débuté en mars dernier, soit un peu moins d’un an avant l’événement. Une équipe du COVAN d’une dizaine de personnes s’était rendue sur place pour faire passer des entretiens aux employés saisonniers. Divers postes étaient proposés, allant de l’accueil au village olympique au gardiennage de parking. Les recruteurs devaient se prononcer sur les candidatures retenues courant avril 2009. Une réponse qui se fait toujours attendre. « On ne nous a jamais recontactés » confirme Philippe, qui travaille au service maintenance de la station. Cet été, Claire Halley, responsable des ressources humaines à Cypress Mountain expliquait qu’elle n’avait « pas encore eu de nouvelles » du COVAN. Début octobre, les employés recevaient un nouveau courriel annonçant qu’il y aurait uniquement du travail pour le personnel saisonnier à temps plein. Pourtant, un mois plus tard, les employés à mi-temps se voyaient finalement proposer un poste. Philippe, qui a déjà débuté la saison, a arrêté de poser des questions. « Notre contrat stipule qu’on est susceptible de travailler pendant les Jeux olympiques. Notre responsable nous a dit qu’il ne connaissait ni l’intitulé des postes, ni les salaires ». Pour le moment, seule une partie du personnel a eu confirmation de son embauche pour la période des Jeux. Tom travaille au magasin de location de la station et a signé un contrat de travail au début de la saison. « Par contre, je ne sais toujours pas pour quel type d’emploi ! »





Sébastien Dallaire


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