Justice, santé et sécurité publiques collaborent dans le cadre d’un programme fédéral depuis 2008 pour combattre ce fléau. Trois axes guident cette politique : la lutte contre la production et la vente de drogue, la prévention de l’utilisation de produits illicites et le traitement des personnes toxicomanes.
La lutte contre les réseaux de trafic de drogue a été renforcée pour permettre aux forces de l’ordre de poursuivre les criminels. Renforcement des équipes et de la capacité d’enquête de la Gendarmerie Royale, ressources supplémentaires pour Santé Canada, voilà les objectifs à atteindre. Les services frontaliers gagneront aussi en effectifs et collaboreront davantage avec leur voisin américain afin de mener des enquêtes conjointes. 102 millions de dollars seront ainsi investis pour faire appliquer la loi.
En matière de prévention, les jeunes sont la cible principale. Informer et sensibiliser les adolescents, mais aussi les personnes de leur entourage (parents, éducateurs, collectivités…) semble être la priorité du plan gouvernemental. Il s’agit notamment de la campagne de publicité Odrogue.ca, que vous pouvez voir à la télévision depuis décembre. Le gouvernement versera 30 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans pour financer ce plan de prévention. Deux millions seront alloués au secteur du Downtown Eastside à Vancouver.
Concernant le traitement des toxicomanes, ce sont 100 millions de dollars sur cinq ans que le Canada entend débourser. La désintoxication et la réinsertion sont mises au premier plan. La stratégie nationale vise à améliorer l’aide destinée aux Premières Nations et à permettre aux contrevenants d’entrer dans des programmes de traitement. Des tribunaux de traitement de la toxicomanie (TTT), en relation avec les organismes sociaux, veillent ainsi à suivre les toxicomanes en désintoxication, au moyen de thérapies et de soins médicaux. Le soutien dans la recherche d’un logement, d’une formation et d’un emploi fait aussi partie du programme. Le succès de la réinsertion évitera la prison au délinquant. Le TTT de Vancouver à vu le jour en 2001. ■
Fanny Abes


