Comme d’autres, Josh, un globe-trotter en quête de l’extase artificielle, a débarqué en Colombie-Britannique pour « tester de la bonne ». Entretien.
Quelle image vous faisiez-vous de la Colombie-Britannique avant d’arriver ?
La province, et le pays en général, ont vraiment une image cool en Australie. Le Canada, c’est un peu notre homologue du Nord avec la même culture de la planche, surf et snowboard, et des territoires immenses. L’Ouest est une région qui fait particulièrement rêver… et on sait que la drogue y est facile.
Êtes-vous satisfait de ce que vous y avez trouvé ?
Je suis venu ici pour deux raisons : faire du snowboard et fumer de l’herbe. Je voulais connaître l’évasion que ce pays promet grâce à ses grands espaces mais aussi grâce à la qualité de sa marijuana, tellement facile à obtenir. Le corps et l’âme sont liés, difficile de ressourcer l’un sans l’autre. Je suis arrivé il y a deux mois environ, et s’il n’y a pas beaucoup de neige pour surfer, je n’ai pas été déçu par le reste.
D’après vous, y a-t-il beaucoup de gens dans votre cas ?
Chez la plupart des globe-trotters que j’ai rencontrés en Colombie-Britannique, la drogue était une des motivations du voyage. Mais c’est vrai que l’on reste beaucoup entre nous, on a l’air d’une sorte de club qui se retrouve dans les mêmes endroits. Du coup, ma vision n’est pas forcément représentative. Certains font même des « circuits touristiques » : de l’acide dans les forêts du Nord de la province en été, des champignons hallucinogènes à Tofino en fin de saison, des métamphétamines à Vancouver pour finir l’année… Ces gens-là vont trop loin d’après moi, ils ne savent pas s’arrêter et n’ont plus forcément conscience des réalités. ■
Fanny Abes


