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Vendredi 21 décembre 2012

Comment ça, c’est « Nowel » ?

Comment ça, c’est « Nowel » ?

Le 1er décembre passé, nous sommes officiellement en « période de fêtes ». Nous pouvons même dire que nous baignons dedans joyeusement (ou pas). Mais mis à part le calendrier, comment le savoir sans se tromper ? Eh bien, autant dire qu’en Amérique du Nord, donc à Vancouver, à moins d’être aveugle, sourd et d’habiter dans une caverne, il y a peu de chances de ne pas savoir que c’est Noël.

Tout commence avec Halloween. Dès octobre, les supermarchés nous inondent de chocolats (ou du moins, de quelque chose qui y ressemble) et autres sucreries nécessaires au fameux « une farce ou une gâterie » (Trick or Treat). Évidemment, tout ceci se décline à la couleur orange (chocolats pas bons oranges, bonbons pas bons oranges, etc.). Dès le 28 octobre, ces sucreries sont liquidées le plus vite possible pour faire place… au rouge et vert !

Parce que le 1er novembre, si on ne fête pas la Toussaint au Canada, on célèbre par contre le lancement de la période de Noël. Soudain, les rayons des supermarchés se mettent de nouveau à regorger de toutes sortes de bonnes choses pour les dents et l’estomac : chocolats pas bons rouges ou verts, ou bonbons pas bons rouges ou verts, etc. Inutile de dire que si vous ne supportez pas ces couleurs parce que cela vous déprime, autant vous pendre tout de suite.

La petite musique d’ambiance déprimante (ou pas)

Pour nous accompagner dans notre tournée des rayons, il faut bien sûr la petite musique d’ambiance. Celle qui essaie de nous convaincre d’acheter nos gourmandises de Noël dès le 2 novembre, alors que 89,7 % de la population est déprimée par la pluie et ne pense qu’à une chose : Hawaï ou Puerto Vallarta. Au début, c’est mignon d’entendre Jingle Bells au rayon dentifrices de Shoppers. Ensuite, une fois la rue traversée et qu’on l’entend de nouveau au rayon surgelés de Safeway, puis à la banque, ça commence à sérieusement titiller le système nerveux.

D’ailleurs, il paraît qu’une association a demandé aux supermarchés de se calmer sur l’usage des chants de Noël. Cela rendrait les plus déprimés, les sans-familles en tête, encore plus déprimés (voire dépressifs).

Personnellement, même en n’étant ni déprimée ni dépressive, il n’en reste pas moins qu’après une semaine de Joyeux Noël et Rudolph le renne au nez rouge, j’ai surtout envie de faire avaler sa guirlande au caissier, ou de le chasser, le renne, si vous voyez ce que je veux dire.

12 kilos plus tard

Un bon moyen d’oublier que l’on est seul à Noël, c’est de boire et de manger. Et là aussi, la société a pensé à vous. Dès le 1er décembre, le coup d’envoi est donné. Les écoles ou entreprises commencent à organiser de petites soirées dans des lieux plus ou moins distingués, avec buffet, bar et surtout, si l’on a été sage, le père Noël en personne. Oh oh oh !

Il vous faut :

- tenir sérieusement à jour votre agenda,
– ne pas oublier d’aller à la salle de musculation ou au yoga si vous ne voulez pas prendre 12 kilos AVANT Noël. En effet, en l’espace de deux semaines, vous avez pu participer à la fête de Noël au travail, au bureau de votre mari, à l’école de votre plus jeune et celle de la plus grande. Il y a aussi eu les fêtes de Noël ou concerts à l’université, à l’école de langue ou au club de foot de votre garçon. Sans oublier les fêtes de Noël privées, chez les amis, les amis des amis, les collègues, les parents de l’école, etc.

Alors soyez préparé et surtout organisé. J’aime bien les fêtes de Noël. Surtout les buffets. Et puis, c’est le moment de se retrouver entre amis ou collègues, et surtout de trouver un peu de chaleur « noëlienne » qui peut manquer quand on est expatrié.

D’ailleurs, en parlant de chaleur, la période de Noël ne serait pas vraiment une période de fêtes sans les décorations qui vont avec. Alors dès le début du mois, la ville s’est parée de toutes sortes de guirlandes. Elle décore ses arbres, ses hôpitaux, ses bâtiments et ses ponts. Et les Vancouvérois décorent leur maison, certains avec plus d’entrain que d’autres, vous l’aurez aussi remarqué. C’est même à se demander si quelques voisins ne se livreraient pas bataille à coups de guirlandes électriques. Tout a commencé avec James qui a installé une guirlande dans son arbre. Robert, le voisin d’en face, a alors répliqué avec un père Noël sur le toit, que James a repris en y ajoutant un traîneau. Robert a fini par entièrement entourer sa maison de guirlandes clignotantes. C’est Gisèle, sa femme, qui va être contente quand elle va recevoir la facture d’électricité à la fin du mois (de quoi éclairer la Somalie pendant un an).

Au moins, le père Noël nous verra quand il descendra du ciel !

Je vous souhaite donc un beau Noël et une fantastique nouvelle année !!!

Stéphanie Palisse

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