Dans le Rocky Mountaineer, affrêté entre Vancouver et Whistler par l’Alberta, des chapeaux de cow-boy blancs ont été placés sur chaque siège. Ils représentent à eux seuls l’événement rodéo le plus populaire d’Amérique du Nord : le Stampede de Calgary. Rencontre impromptue à bord du train avec l’un de ses directeurs Roc Spence.
À la maison de l’Alberta à Whistler, il slalome entre les tables à la recherche de gâteau éponge au café, une friandise rare aux airs de nid d’abeille. Une fois la brique sucrée en poche, Roc Spence distribue des pin’s en guise de remerciements. Dorés et en forme de chapeau de cow-boy. L’homme fait partie depuis 37 ans de la direction du fameux concours de rodéo. Le Stampede réunit chaque année à Calgary 1,2 millions de spectateurs sur 10 jours et 300 cow-boys venus du monde entier. Une institution depuis 1912 qui rapporte à la ville de l’Alberta, d’après Roc Spence, 80 millions de dollars de bénéfices nets par an.
L’homme fait partie des 24 administrateurs bénévoles de l’organisation à but non lucratif. Une affaire de famille : Il a suivi les traces de son père, tout comme son fils de 28 ans, lui aussi affilié à l’événement. Roc, en charge aujourd’hui des 2 800 saisonniers du Stampede, se revoit encore, à l’âge de 4 ans, fouler pour la première fois les gradins de l’épreuve de rodéo. « Je me baladais avec mes pistolets et mon chapeau ». Quand il ne travaille pas pour la gigantesque organisation, il se consacre à ses affaires dans le secteur des produits chimiques.
« Reposez-vous et préparez-vous à être subjugué », conseille-t-il aux futurs visiteurs. Le cow-boy embarquait pour la première fois dans le Rocky Mountaineer aujourd’hui pour soutenir son autre fils de 25 ans, Brad, athlète olympique. Celui-ci, arrivé 42e au slalom géant, concourt à nouveau demain.
Charlotte Houang


