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Samedi 4 février 2012

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Vendredi 21 décembre 2012

Retour vers le futur

Retour vers le futur

Ceux qui remettent en question le progrès industriel et son utilisation des ressources énergétiques voudraient plutôt nous renvoyer dans le passé.

Un certain courant politique de gauche n’ayant rien à envier aux babas cool profite de la vague verte pour surfer avec le vent en poupe. La décadence, évitée il y a trente-cinq ans, n’est pas loin. Le formidable progrès industriel, grâce au pétrole principalement, a réduit considérablement la pénibilité du travail, déclenché l’explosion des transports et nous permet de vivre de manière confortable. Côté agriculture, les OGM et les augmentations de rendement sont un réel progrès dont une bonne partie de l’humanité bénéficie. On peut enfin manger un fruit sans tomber sur un ver et il n’y a plus de mauvaises années dans le vin depuis 1972. Remettre en cause le progrès industriel, c’est cracher dans la soupe.

Les produits biologiques représentent un début de retour en arrière. Le binage à la main et le rendement moindre pour arriver à des légumes souvent insipides, plus chers et pas meilleurs pour la santé, je ne vois vraiment pas l’avancée. Mais ça ne me dérange pas tant que je ne suis pas obligé d’en manger.

En fait, c’est la société de consommation qui est visée au-delà du progrès industriel et de l’utilisation de l’énergie qui en est indissociable. Et bien sûr les Américains en premier lieu, mais ils ne le savent pas, ou plutôt font semblant de l’ignorer. On veut finalement nous imposer un mode de vie. Comme au bon vieux temps, hein, camarade !

On va vers l’épuisement des ressources, nous dit-on. La Palice n’aurait pas dit mieux. En tous cas pour le pétrole. Mais, pas de panique, nous n’en sommes même pas au pic de production, rien que sur les réserves connues. On ne cherche même pas vraiment les autres depuis 30 ans. En fait, à chaque montée du prix du baril, comme dans les années 70 ou il y a un an, on nous fait croire que c’est sa raréfaction qui en est la cause alors qu’il n’est est rien. Quand le pétrole se raréfiera, et ce n’est pas pour demain, le prix montera progressivement en obéissant à la règle du marché. Si, d’ici là, notre système capitaliste a résisté aux coups de boutoirs des faux Cassandre bien sûr. Le monde s’adaptera doucement comme il l’a toujours fait. Les deux chocs pétroliers, en modifiant la donne, ont régulé le marché industriel. Il ne sert à rien de vouloir brusquer les choses. On veut aller plus vite que la musique sans savoir où elle nous mène. Clamer qu’il faut trouver d’autres moyens de transport et freiner ou taxer ceux dont on se sert aujourd’hui est inepte. C’est sûr que ce serait bien si j’avais une soucoupe volante pour aller à mon bureau ou voir mes clients. Mais en attendant, qu’on arrête de m’embêter ou d’essayer de me culpabiliser, surtout avec des histoires fumeuses de CO2.

Le progrès ne se conçoit pas, ne se planifie pas. Laissons les chercheurs chercher. Ils trouveront ce qu’ils trouveront. Leur imposer le résultat ne peut pas marcher. C’est pour cela que l’éolien ou le solaire n’ont jamais progressé. Soyons sérieux, nous débattons ici de production industrielle, pas de jouets pour bricoleurs du dimanche.

Le pétrole, nous en avons pour très longtemps. Et le charbon, pour des siècles. N’en déplaise aux fans des théories farfelues sur un hypothétique changement climatique. Il faudra bien qu’ils s’assoient sur leur idéologie – j’allais dire religion – verte. En fait, le marché ne les a pas attendus et le charbon est en pleine croissance.

Pourquoi remettre en cause le progrès industriel et refuser d’utiliser les ressources qui s’offrent à nous ? Pour les préserver pour les générations à venir ? Qu’ils se débrouillent. Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est du bon sens. Terminons-en avec les bons sentiments niveau Miss Monde (paix et bonheur pour tous). Nos descendants vivront dans l’environnement tel qu’ils le trouveront, comme nous l’avons fait nous-mêmes et tous ceux avant. Avec les problèmes propres à chaque époque.

Le nucléaire, c’est l’énergie bon marché freinée depuis 40 ans par les écolos. En fait, ces empêcheurs de tourner en rond refusent, sous un prétexte ou un autre, toute forme d’énergie qui préserverait notre façon de vivre.

Je n’ai certainement pas l’intention de changer de mode de vie. J’attends donc ma soucoupe.

Thierry Barbier

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