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Mercredi 19 juin 2013

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Vendredi 21 juin 2013

Petite sirène, grand bruit

Petite sirène, grand bruit

L’échec de Copenhague est un succès historique. 192 pays sont enfin arrivés à se mettre d’accord pour constater qu’ils n’étaient pas d’accord. Climat.

Deux semaines à la une des journaux pour 110 chefs d’État qui ne vont finalement pas signer un traité transformé en pétard mouillé. Hélas, les Suzuki, Stern, Gore et autres Clinton, vont bien s’appliquer à le faire sécher pour qu’il nous pète à la figure tôt ou tard.

Le film présenté à l’ouverture ne laisse aucun doute sur la qualification de la réunion. C’est bien un sommet. De manipulation. Les images d’un enfant de six ans qui a perdu ses parents dans un cyclone, le tout baigné d’effets spéciaux apocalyptiques donnent le ton. L’émotion est là. Nous avons quitté la science et le rationnel pour entrer dans le monde de la farce macabre, de la terreur, du catastrophisme, de la démagogie, bref, de la tyrannie verte. L’échec final n’en sera que plus mérité, ce qui devrait plaire à une frange grandissante de la population.

En effet, la résistance s’organise face à cette propagande perverse distillée par le GIEC*. Fortifiée par ses dissidents, elle se renforce chaque jour pour contrer les élucubrations fantaisistes de l’organisme malfaisant. Le peuple américain se retire petit à petit de la combine. Cette histoire de réchauffement en refroidit plus d’un et il n’y a plus que les Européens pour faire bloc du mauvais côté de la mystification. Ah, j’oubliais le bobo vancouvérois type. Évoluant dans le berceau de Greenpeace, il est généralement doté d’une mémoire ne dépassant pas quelques mois, ce qui lui permet chaque année d’afficher un étonnement sincère en voyant de la neige. Il était même certain que les Jeux olympiques se dérouleraient sur l’herbe. Heureusement, notre bon gouvernement a agi et nous a collé une taxe carbone d’une efficacité redoutable. L’effet est époustouflant si vous regardez la montagne.

Copenhague devait décider de la température de la Terre dans un siècle. Ne rions pas. Ce traité, s’il avait été signé, m’aurait paru aussi sérieux qu’un accord entre le village d’Astérix et César pour éviter que le ciel ne leur tombe sur la tête.

La résurrection des Rouges

191 pays, deux groupes. Et le Canada, par politesse parce qu’il a été invité. Le clan des initiateurs du projet rassemble les pays en voie de sous-développement. Ceux qu’on appelait, jadis, industrialisés. Face à eux, les pays pauvres dont les émergents, voyant là la bonne aubaine pour récolter de l’argent.

On parle un peu du méchant CO2, ce gaz essentiel de la vie, pour entretenir savamment la confusion avec la pollution. Celle-ci, totalement hors sujet, fourbit l’arme suprême pour toucher les consciences et vider les poches. Mais c’est l’anticapitalisme qui mène le jeu. Les nostalgiques du bolchevisme sont parmi nous. Ils ont réussi à embrigader aux grades de généraux des politiciens ratés ou recyclés, des animateurs de télévision, des photographes célèbres ou des universitaires en mal de reconnaissance, et même un chef d’État français dont la veste s’est retournée en queue-de-pie de chef d’orchestre. Ces sauveurs, qui tiennent plus du Big Brother d’Orwell que de Robin des Bois, sont en fait les ventouses des tentacules rouges d’antan qui refont surface badigeonnées en vert. La pieuvre est en passe de nous sucer la moelle jusqu’à nous faire disparaître.

Nouveau monde, nouveaux termes. C’est ainsi que l’on apprend qu’il y a maintenant des « réfugiés climatiques ». Ce sont les mêmes depuis des milliers d’années, assaisonnés de culpabilisation occidentale. L’avidité fait apparaître la notion de « justice climatique » et les avocats se frottent les mains.

En fait, ce sommet du sous-développement durable a essayé de résoudre un casse-tête : comment appauvrir les pays riches sans que personne n’en bénéficie. C’est ce qu’on appelait avant le dialogue Nord-Sud. Kyoto n’était qu’une histoire d’argent versé par les Canadiens aux Russes, Copenhague des Américains aux Chinois. Quant à l’Afrique, qui pousse forcément à un accord, elle ne voit pas encore qu’il s’agit d’une nouvelle colonisation. L’argent versé doit leur servir à lutter contre le « réchauffement climatique ». Autant les financer contre les Martiens. On veut empêcher les pays non industrialisés de le devenir, gare au retour de flamme.

Le seul qui se soit tiré honorablement de cette pantalonnade est Stephen Harper. Pendant que des provinces se déchiraient honteusement entre elles, il a su attendre discrètement la fin du cirque. Il sait pertinemment que nous sommes obligés de nous aligner sur les Américains pour raison de survie économique. Ignatieff, lui, ne l’a pas compris.

Ce sommet en valait la peine car nous en avons ramené un prix dont je suis fier. Le « Fossile de l’année 2009 » que nous raflons haut la main pour la troisième fois. C’est la reconnaissance par les ONG écolos que le Canada n’a pas succombé à l’appel létal.

La signature de tout accord ou consensus contraignant à Copenhague aurait signifié un coup dur pour la croissance.

Nous avons eu chaud.

Thierry Barbier

*GIEC : Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (ONU)


1 commentaire pour “Petite sirène, grand bruit”

  1. Le réchauffement c'est à cause des rouges....

    Afin de ne pas laisser un tel article d’opinion sans réponses….je conseille le site suivant aux lecteurs qui aimeraient avoir une contrepartie honnête et bien documentée.

    De nombreux articles écris par l’auteur du site ont été publiés dans des journaux et des revues respectables, tel le Figaro, ils sont disponibles sur le site, ainsi qu’une importante documentation sur le réchauffement climatique.

    http://www.manicore.com/documentation/serre/index.html

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