La durabilité est un sujet à la mode. Elle exprime la capacité de pouvoir assurer à la société future un niveau de vie égal voire supérieur au nôtre. Bien que son objectif soit entendu, la marche à suivre est le centre de bien des débats.
La visite de milliers de journalistes, touristes et athlètes ce mois-ci nous offrira l’occasion de nous projeter dans l’avenir. Les Jeux olympiques serviront d’expérience très importante : accommoder davantage de personnes avec les mêmes ressources naturelles. Un défi à ne pas manquer !
La préparation a été vive et très calculée. D’une part, on doit procurer des services techniques et humains supplémentaires : davantage de policiers seront présents dans les rues pour assurer la sécurité, la circulation au centre-ville sera réorganisée avec une augmentation des transports en commun, les trafics sur l’autoroute Sea to Sky seront méticuleusement contrôlés. Relativement facile. D’autre part, il est nécessaire de correctement gérer nos ressources en eau et électricité par exemple, de manière à répondre à cette nouvelle demande. Beaucoup plus difficile. Combien de douches supplémentaires devons-nous prévoir pour assurer la fraîcheur de nos visiteurs ?
Bien que problématique a priori, cette épreuve doit être vue comme une opportunité de test de durabilité pour la ville. La vision de Vancouver plus dense en population, mais tout aussi restreinte par la limite de ce que la nature peut lui offrir, nous fournira énormément d’informations sur la manière de gérer la ville de demain.
Cap sur la durabilité
Le lexique de la durabilité est entré dans le langage de tous les jours. La mairie l’a intégré dans la gestion de son développement pour devenir « la ville la plus verte » du monde : pistes cyclables, campagnes de réduction de déchets ou encore ouverture d’une nouvelle ligne de Skytrain. UBC se targue d’avoir l’un des campus les plus « durables » d’Amérique du Nord, en partie grâce à des initiatives de réduction de ses émissions de gaz à effets de serre, son recyclage des matières organiques et sa ferme biologique.
Le thème de la durabilité s’applique à des activités souvent attribuées à la gestion des ressources naturelles (forêts, eau, poissons) et leur emploi (construction, énergie, nourriture), ainsi qu’au domaine socio-économique. Nous allons être confrontés à une augmentation continue de la population, au moins jusqu’à la deuxième moitié de ce siècle, avec une politique économique nécessairement fondée sur la croissance et une consommation polluante. Tel qu’au jeu d’échecs, il faut savoir anticiper et élaborer des stratégies de manière à atteindre son but. Ainsi devons-nous examiner les fruits des décisions d’aujourd’hui pour que notre ville demeure vivable pour les générations à venir.
Mais les avis divergent sur le chemin à prendre. Certains éliront les lois du marché ou la technologie pour nous guider, alors que d’autres choisiront la préservation des écosystèmes, voire le contrôle des naissances.
Une image d’ensemble
Il est important de répondre à nos problèmes de façon globale et non de manière isolée. Les lois du marché arrivent à contrôler la disponibilité des ressources mais ne prennent pas en compte les conséquences néfastes sur l’environnement. Le coût de la pollution est rarement inclus dans le prix du bien consommé. La technologie peut assurer une certaine conservation de nos ressources, mais jusqu’à un certain point. Même en installant des chasses d’eau à faible débit dans toutes les toilettes de la ville, il faudra un jour agrandir notre réservoir pour servir les millions de personnes supplémentaires qui les tireront. Préserver la nature est une bonne idée, mais dans quel but ? Pour l’esthétique, la biodiversité ou afin de protéger des exploitations futures ? Le contrôle des naissances diminuerait la consommation, mais non sans apporter d’autres défis socio-économiques du vieillissement de la population, tels que le coût des retraites ou du système de santé.
Le trésor de la durabilité est caché dans notre manière de faire la synthèse de toutes ces démarches. Cela relève d’une prise de conscience dans notre façon d’aborder les solutions possibles en développant de nouvelles idées. Retourner partiellement à un système alimentaire régional (pour réduire l’empreinte carbone de notre alimentation et recréer une économie locale), accompagner les nouvelles technologies de conservation énergétique avec un changement de comportement vis-à-vis de la consommation, ou encore valoriser les services gratuits que nous rendent nos écosystèmes (contrôle du débit des fleuves par les plaines d’inondation, stockage du carbone dans les forêts) ne sont que quelques exemples.
Une vision globale nous permettra de résoudre des problèmes qui se chevauchent aux niveaux environnemental et socio-économique. Utiliser les outils d’aujourd’hui pour s’attaquer aux problèmes de demain n’est qu’une étape dans la transition vers la durabilité.
Michael Lathuillière



Monsieur,ayant lu comme vous l’objet de votre diatribe, j’admets que ce livre ne sent pas bon. L’odeur ne preivont cependant pas des e9le9ments de9veloppe9s par vous mais e0 mon sens plutf4t de la grande partialite9 que j’y de9ce8le, notamment en faveur d’Israebl. Par ailleurs, je ne comprends pas votre re9fe9rence au droit ( Refuser d’instruire ces questions revient e0 re9viser ce qu’exige juridiquement l’imprescribilite9 du crime , en quoi cela exone8re-t-il l’Etat re9publicain frane7ais de se mettre en conformite9 avec la loi ) dans la mesure of9, s’agissant de traite des noirs, le crime contre l’humanite9 est qualifie9 juridiquement poste9rieurement e0 ces pratiques. Il me semble donc que, quoi que vous en disiez, il s’agit bien d’une question morale et non d’une question juridique. L’imprescribilite9 du crime vaut-elle pour un crime non de9fini ? Et en ce sens, sans fondement juridique, peut-on demander e0 un Etat ce que l’on admet difficilement pour soi meame, e0 savoir la reconnaissance de ses fautes ?