Accroché à une paroi, suspendu au-dessus d’arbres gigantesques et de la rivière Capilano, le « Cliffwalk » offre un point de vue unique sur la nature qui l’entoure et vous donne littéralement l’impression de « marcher le long d’une falaise ».
Avec ses passerelles de seulement 50 cm de large et situées à 100 mètres de hauteur, la construction du « Cliffwalk » semble avoir défié les lois de la gravité. Le Québécois Marc Luc Lalumière, qui a supervisé la mise en oeuvre de ce projet, a été choisi parmi une dizaine de propositions. Il a accepté de répondre aux questions de L’Express du Pacifique.
Comment avez-vous choisi le concept final, celui qu’on connaît aujourd’hui ?
Au tout début, on arrivait avec des idées, mais la qualité de la falaise, de la roche, n’était pas assez bonne pour pouvoir mettre des points d’accrochage assez solides. Les ingénieurs nous disaient :
« Non, non ! Vous ne pouvez pas aller là ! » Du coup, on a dû changer plusieurs fois le design. Au début, on voulait aller en bas, sur la rivière, mais cela faisait beaucoup trop d’escaliers. Alors on a décidé de remonter et de donner plutôt une vue d’en haut… Et c’est devenu de plus en plus haut, de plus en plus haut ! Au final, après environ 11-12 concepts, on a fini par choisir celui-ci : un parcours le long de la falaise.
Et le nom ? Avez-vous trouvé le nom de « Cliffwalk » tout de suite ?
Non ! On a mis beaucoup de temps avant de le trouver. Il y a eu plusieurs approches différentes : Cliffhanger, Cliffwalk, Skywalk… Et finalement c’est Cliffwalk qui l’a emporté, parce que c’est le nom qui se rapprochait le plus du concept final, qui mélangeait environnement et adrénaline.
L’essentiel du Cliffwalk se compose de passerelles en bois, avec seulement quelques parties en verre. Pourquoi ne
pas avoir tout fait en verre ?
Premièrement, à cause du coût. Deuxièmement, le verre, c’est très difficile à entretenir, et ça s’use vite. On peut en rajouter si on veut. Mais pour l’instant, c’est à l’état d’expérience.
La construction du Cliffwalk a-t-elle été particulièrement difficile en raison du temps : pluie, neige, froid ?
Oui, ça a été un défi de bâtir le Cliffwalk, surtout sous la pluie, parce qu’il est très glissant. On était avec des cordes et des harnais tout le temps. Et surtout les trois derniers mois, les conditions étaient très difficiles, à cause de la pluie… et de la neige ! Je me souviens d’arriver ici, tôt le matin, et commencer par déblayer de la neige ! En fin de compte, ça a ralenti la production, mais pas de beaucoup.
Qu’espérez-vous que les gens tirent du Cliffwalk ? Qu’aimeriez-vous qu’ils apprécient ?
Le plus gros message, c’est la valeur de l’eau. Que l’eau est essentielle à notre vie.


