Actuellement estimée à 72 000 personnes, la communauté musulmane pourrait compter, d’ici 2031, 230 000 âmes, soit un peu plus de 6 % de la population du Vancouver Métropolitain, à en croire les récentes prédictions de Statistique Canada. L’islam, religion connaissant la plus forte progression dans le pays, se placerait donc en troisième position des cultes pratiqués dans le Vancouver Métropolitain, derrière le christianisme et le sikhisme, dépassant ainsi le bouddhisme. Cette augmentation est attribuée à la forte immigration de population en provenance des pays arabes, d’Inde et du Pakistan, ainsi qu’au taux de natalité important chez les familles musulmanes.
Le ministre de l’Immigration, Jason Kenney, a balayé en mars l’idée d’une loi sur les signes religieux dans la fonction publique, soumettant la gestion de ces accommodements raisonnables au « bon sens » des fonctionnaires fédéraux. Il n’est pas non plus question d’interdire la burqa comme cherche à le faire la France. « Ce n’est pas au gouvernement de réglementer les vêtements des gens », a tranché le ministre. Dans ce contexte, il est peu étonnant que les musulmans se sentent mieux au Canada qu’en Europe. D’après un sondage publié en 2007 par l’institut Environics, 81 % des musulmans canadiens se disaient satisfaits de la façon dont les choses se passent dans le pays, contre seulement 15 % d’insatisfaits. Un chiffre bien différent de ceux observés en Europe, et notamment en France, où seulement 33 % des musulmans se disent satisfaits de leurs conditions de vie. En Grande-Bretagne, ce taux est de 51 %. Toujours d’après ce sondage, 75 % des musulmans disent ressentir très peu d’hostilité au Canada. À l’inverse, 51 % des sondés en Allemagne, 42 % en Grande-Bretagne et 39 % en France, disent ressentir beaucoup d’hostilité à leur égard.
Vancouver recense aujourd’hui quatre centres islamiques. Plusieurs mosquées sont situées en proche banlieue, dont la plus importante à Richmond. ■
C. H.


