L’estimation de Translink de deux heures d’attente, revue ensuite à une heure, pour monter à bord du Skytrain peut encore être abaissée. L’affluence dans les transports en commun est bien inférieure à ce qui avait été annoncé.
Même au centre-ville, où l’ensemble des festivités est concentré, prendre le Skytrain en soirée se fait sans encombre. Jean-Daniel se rappelle avoir été bloqué dans une file d’attente une seule fois depuis le début des Jeux. « Après avoir assisté à la cérémonie d’ouverture à VilleVivante Yaletown, j’ai attendu une heure avant de pouvoir monter dans une rame ». Les pics d’affluence attendus entre 14 et 19 h sont surmontables. Rien à voir avec la sortie d’un match des Canucks.
Translink et le COVAN avaient conseillé aux Vancouvérois de partir travailler plus tôt dans l’idée de réduire le trafic de 30 %. L’entreprise de Melisa, qui vit à Burnaby et travaille au centre-ville, a suivi ce conseil et aménagé les emplois du temps. « Les personnes importantes de l’entreprise travaillent de chez elles. Pour ma part je travaille toujours 40 heures par semaine mais étalées sur 4 jours au lieu de 5. Mes patrons ne voulaient pas que l’on arrive frustré et stressé au travail à cause de la foule ». Résultat, aucun problème pour arriver à l’heure : « je pars seulement un quart d’heure plus tôt le matin ».
Mickael n’a pas changé ses habitudes mais n’éprouve pour autant aucune difficulté sur le chemin du travail. Le carrefour de Broadway et Commercial, annoncé comme l’épicentre du trafic, n’est pas plus chargé que d’habitude, « même à 8 h du matin ». Encore plus étonnant, le bus 99, fréquenté par les étudiants de UBC et toujours bondé aux heures de pointe est plus accessible qu’à l’accoutumée. L’université de Colombie-Britannique, qui accueille des compétitions, est partiellement fermée. Jim travaille à Granville Island et emprunte cette ligne toute les matins. Il s’étonne de pouvoir grimper aussi rapidement dans le bus éclair. « Il y a du monde évidemment mais ça roule bien et je n’attends pas plus de 5 minutes ». Miguel en revanche se plaint de ne pas pouvoir circuler en vélo sur le Seawall. « Les passants sont trop nombreux, on ne peut pas rouler. Pourtant le Comité prônait l’utilisation du vélo pendant les Jeux ».
L’attente réévaluée d’une heure n’arrive que dans certains cas précis, comme après une compétition ou un événement particulier. Translink, pour des raisons de sécurité, a installé des barrières pour contenir la foule sur chacune des lignes, Canada, Millennium et Expo. Des agents supplémentaires patrouillent à Waterfront, Stadium, Bridgeport, Yaletown et dans les autres stations du centre-ville. Les premières prévisions Translink avaient été évaluées en fonction de l’affluence observée lors de l’ouverture de la Canada Line en automne dernier. Des centaines de personnes s’étaient précipitées pour tester gratuitement la nouvelle ligne. L’attente pour atteindre une rame avait alors duré jusqu’à deux heures.
Charlotte Houang


