Après Calgary et Montréal sans aucune médaille d’or, le Canada a décidé de renverser la vapeur. Dès 2003, à l’annonce du choix de Vancouver pour accueillir les JO, le gouvernement fédéral a lancé un plan d’action baptisé À nous le podium 2010.
Repérer et entraîner les champions olympiques. Ce sont près de 110 millions de dollars qui ont été investis sur cinq ans pour soutenir l’entraînement, la participation aux compétitions, le salaire des athlètes et des entraîneurs, la recherche en technologie de l’équipement, ainsi que les services médicaux des sportifs. Les treize fédérations nationales de sports d’hiver du Canada, Sport Canada, le Comité olympique canadien (COC), le Comité paralympique canadien (CPC), le COVAN mais aussi des commanditaires privés ainsi que des supporters canadiens ont participé au financement de ce grand projet.
Et ça marche. Depuis Turin en 2006, les athlètes semblent de plus en plus performants. Entre 2008 et 2009, aux différentes coupes du monde de sports d’hiver, le Canada a gravi les marches du podium 29 fois. Il termine ainsi premier du palmarès général devant ces deux grands rivaux, les États-Unis et l’Allemagne. Pour Ryan Blais, champion olympique de ski acrobatique ,c’est la première fois que les Canadiens peuvent vraiment dire « on veut toujours être sur le podium ».
Roger Jackson, directeur général du plan À nous le podium en 2010 est donc confiant : « avant, mis à part le curling, le hockey sur glace, le ski alpin et le patinage artistique, les autres sports manquaient de financement. Le programme que l’on a mis en place au cours des cinq dernières années a permis à chaque sport d’être davantage compétitif », a t-il déclaré à Time en janvier. En effet, le pays attend beaucoup de ces Jeux et rêve de terminer grand champion. Et si, encore une fois, c’est la désillusion, Jackson prévoit déjà de « trouver une petite île déserte et de s’y installer, pour que personne ne puisse le retrouver. »
Fanny Abes


