Parution du journal suspendue

Mercredi 22 mai 2013

Prochaine publication papier

Vendredi 24 mai 2013

Special JO

Les six commandements

Les six commandements

Pour les athlètes qui participent aux Jeux olympiques de Vancouver, le principal objectif est de remporter la médaille d’or. Pour les visiteurs, qui veulent assister aux performances sportives, la compétition se déroule avant l’événement. Les billets d’accès aux différentes épreuves sont les précieux sésames qu’ils espèrent remporter. Une fois en poche, leur parcours est toutefois loin d’être terminé. Il faut dorénavant arriver à se rendre sur les lieux.

Jusqu’au 28 février, la route permettant d’accéder à Whistler est partiellement fermée. Seules les personnes autorisées et détentrices d’un laissez-passer (résidents, membres du Comité d’organisation des Jeux – COVAN – fournisseurs, etc) peuvent accéder à la station de ski. Les spectateurs qui détiennent un billet pour une épreuve doivent quant à eux emprunter le réseau olympique d’autobus, ou s’y rendre en réservant une place dans un bus privé. Le COVAN justifie ce choix par le manque de places de parking sur la station ainsi que par sa volonté d’organiser des Jeux « verts ». Jusque là, tout semble normal. Mais le système comporte de nombreuses failles. Voici les six commandements auxquels il faut se plier pour accéder aux sites de compétition de Whistler et de Cypress.

1. Tu devras payer
Le réseau d’autobus du COVAN est payant. Initialement, il fallait compter 28 $ pour un aller-retour à Whistler et 14 $ pour Cypress. Une fois l’effet de surprise passé, on se rend compte que le prix n’est finalement pas si élevé si on le compare au coût du voyage en voiture. Les billets ont été mis en vente sur Internet le 4 décembre, avec le même système que pour celui des billets d’épreuves sportives : premier arrivé, premier servi. On peut choisir son lieu ainsi que son heure de départ. Mais malheur aux retardataires : depuis le 19 janvier, le prix des billets a quasiment doublé.

2. Tu devras utiliser la carte de crédit partenaire

Une fois le trajet choisi et après plusieurs dizaines de minutes de navigation sur le site, arrive enfin le moment de payer. Et là, deuxième surprise pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de se plaindre : seule la carte VISA est acceptée. Il faut espérer que vous l’avez dans votre portefeuille, sinon il est nécessaire de recommencer tout le processus après s’en être procuré une.

3. Tu devras quand même utiliser ta voiture
Pour les épreuves de ski de fond et de biathlon qui se déroulent au parc olympique de Whistler par exemple, deux lieux de départ de bus sont proposés. Le premier à North Vancouver, proche de la station de Sea Bus, le second à Burnaby, éloigné d’une station de Skytrain. Il faut prendre le bus ou la voiture pour s’y rendre, ce qui semble en contradiction avec la volonté du COVAN de réduire la circulation. Toutefois, vous pouvez réserver des places de parking gratuites à côté du lieu de départ. De plus, les bus de la ville et le Skytrain sont gratuits pour tous les détenteurs de billets d’épreuves.

4. Tu ne devras pas flâner sur les lieux de compétition
Il faut également se soucier du retour. Car même s’il est compris dans le prix, aucun horaire ne vous a été proposé. Après quelques minutes de recherche, on apprend que le billet aller donne droit à un billet retour, mais qu’il faut l’utiliser dans les deux heures suivant la fin de la compétition. Le réseau d’autobus olympique veut en effet se concentrer uniquement sur l’événement. Tant pis si vous voulez faire un peu de tourisme ou découvrir les environs. De plus, les autobus ne se rendent pas jusqu’au centre-ville de Whistler. Les spectateurs non ponctuels qui ratent la navette devront alors se débrouiller pour rejoindre Vancouver.

5. Tu devras acheter DEUX billets aller-retour pour faire UN voyage

Si l’on souhaite assister à deux épreuves le même jour, dans la même station mais sur des sites olympiques différents, il faut acheter deux allers-retours. En effet, l’arrêt de bus d’arrivée doit être le même que celui de départ. Vous utiliserez donc l’aller du premier et le retour du second. Une exception s’applique aux personnes qui assistent à plusieurs épreuves, au même endroit : Creekside, le Parc olympique ou le Centre de sports de glisse. Celles-ci ont la chance de ne devoir acheter qu’un seul billet.

6. Tu ne pourras pas te rendre à Vancouver sans voiture si tu loges à Whistler
Enfin, dernière anomalie recensée, les personnes qui séjournent à Whistler et ne possèdent ni véhicule, ni laissez-passer, ne pourront pas se rendre à Vancouver afin d’assister aux épreuves. Aucun trajet n’a en effet été prévu par le réseau d’autobus olympique en partance du village de Whislter.

Le réseau d’autobus olympique comporte donc plusieurs points faibles. Obliger les spectateurs à redescendre dans les deux heures suivant la compétition semble être le plus problématique.

Pour ceux qui souhaitent profiter davantage de l’événement, la seule alternative est d’utiliser des compagnies privées. Greyhound et Ridebooker par exemple proposent leurs services. Derniers recours pour les retardataires qui ont besoin de quitter la station et retrouver leur logement, elles permettent une plus grande flexibilité dans les horaires. Toutefois, dans ce cas, il faut payer le prix fort.

Jérémie Pelvat

Aujourd’hui

Commentaire

*champs requis

L'Express se réserve le droit de publier ou non les commentaires

Tous droits réservés © L'Express du Pacifique - 227A-1555, 7th Avenue West, Vancouver BC V6J 1S1 - Tel: (604) 736-3734 - administration@lexpress.org - Réalisation: Graphem