Les équipes canadiennes féminine et masculine affronteront le Danemark demain lors de la 6e manche du tournoi olympique de curling au Vancouver Olympic Centre. L’occasion de revenir sur un sport à mi-chemin entre la pétanque et le cirage de sol.
Sport olympique depuis 1998, le curling reste un sport confidentiel pourtant populaire dans quelques pays comme l’Écosse, le Canada ou encore la Suède. Étonnamment, les techniques et tactiques varient peu d’une équipe à l’autre, particulièrement à ce niveau de compétition. « Il s’agit surtout de se préparer mentalement en raison de la pression des jeux », expliquait dans une récente interview filmée le Canadien André Ferland, entraîneur de l’équipe de France. Il explique son amour pour le curling, simplement : « Ça a été le coup de foudre dès que j’ai touché ma première pierre. Chaque action se fait individuellement mais la réussite est collective ».
Ce curieux sport aurait vu le jour en Écosse il y a près de cinq siècles. Une pierre du 16e siècle, retrouvée dans un lac, est d’ailleurs exposée en ce moment à la maison du Canada au centre ville.
Le curling s’apparente à la pétanque. Une équipe de quatre joueurs doit lancer huit pierres de près de 20 kilos chacune au plus près de la « maison », nom de la cible sur une piste de 42 mètres de long. Le balai est utilisé pour lisser, chauffer la glace et influer sur la direction de la pierre. Ce dernier comporte un manche en fibre de carbone et une brosse en crin de cheval ou synthétique. Les joueurs peuvent parcourir jusqu’à trois kilomètres pendant une partie de deux heures.
L’équipe canadienne masculine de curling, tenante du titre olympique 2006, entend bien décrocher l’or à nouveau. Au point qu’une partie des fonds de « A nous le podium » a été confiée à des universitaires chargés d’étudier la dynamique des fluides en curling. Un sport qui déchaîne les passions au Canada puisqu’un journaliste du Vancouver Sun a décrit le public réuni au Vancouver Olympic Centre comme « le plus bruyant et vivant jamais rassemblé » pour cette discipline.
Charlotte Houang


