Pendant les Jeux, les trois villes candidates à l’obtention des JO d’hiver 2018 ont cherché par tous les moyens à promouvoir leurs atouts, sous l’oeil attentif du CIO.
La France a fait le choix étonnant d’un pavillon fermé au public. Mais n’en n’a pas moins promu activement la ville d’Annecy, candidate officielle aux Jeux d’hiver 2018. Une vidéo sur la ville en bordure des Alpes est projetée « au moins » une fois par jour et de nombreux produits dérivés ont été créés pour l’occasion. Porte-clés, bonnets, pin’s à l’effigie d’Annecy sont bien mis en avant. Hormis la présence du maire de la ville et de plusieurs ministres français, le président de Danone, Franck Riboud, futur commanditaire de l’événement si la candidature de la ville est retenue, était aussi au rendez-vous. « Des gens du CIO sont passés, mais n’avaient aucun pouvoir décisionnaire », explique un membre du Club France.
En effet, les règles en la matière sont strictes et toute technique susceptible d’influencer le Comité international olympique est interdite.
La Corée du Sud, rusée, a pourtant réussi à organiser, dans la légalité, une soirée de promotion dans son pavillon, ouvert au public, en présence de membres influents du Comité international. Le pays cherche à mettre toutes les chances de son coté après avoir échoué à deux reprises pour 2010 et 2014.
Le code d’éthique stipule qu’aucun membre du CIO ne peut être invité à une réception en lien avec une candidature. Ce genre de soirée est autorisé depuis 2004 pendant les Jeux à condition que le pays, et non pas la ville requérante, formule les invitations. Pourtant, des images et des installations sportives de la ville de Pyeongchang, située à 150 km de la capitale, étaient diffusées pendant la soirée.
L’Allemagne a, de son coté, promu la Bavière, région à laquelle appartient Munich, ville candidate. Peu avant de quitter le Länder pour Vancouver, le président du Comité olympique de Munich 2018 déclarait être excité à l’idée « de montrer la gentillesse bavaroise à la famille olympique ». Les membres du comité allemand entendaient « présenter leur concept et leur vision de Jeux amicaux ». Pour ce faire, le pays disposait de deux pavillons, l’un situé à l’entrée de Stanley Park et l’autre sur Cordova.
Le CIO prendra sa décision en juillet 2011.
Charlotte Houang


