Si vous n’avez pas eu la chance d’assister aux compétitions, en voici un petit aperçu.
En route pour admirer le slalom dame à Whistler Creekside. Il vous suffira de quelques minutes de marche une fois que la navette vous aura jeté au pied de la montagne. Prévoyez tout de même des après-skis car autrement la neige aura vite fait de vous glacer les pieds. En grimpant sur le chemin menant aux sites des épreuves, on vous proposera deux chemins différents, l’un pour les sportifs et l’autre pour les moins courageux : continuer à pied jusqu’au bas de la piste olympique ou prendre le télésiège même s’il est trempé par la pluie. Dans tous les cas, vous serez contrôlé comme dans un aéroport. Mais détecteurs de métaux et portiques de sécurité seront vite oubliés. Un nombre impressionnant d’hôtes et hôtesses, tous aussi souriants les uns que les autres, sont là pour vous diriger vers votre place. Une ambiance vraiment festive, des chants et des drapeaux, grands, petits, de Suède, d’Italie, du Liban, de France, de Croatie et, naturellement, du Canada. La candidate s’élance, c’est une Allemande. Tout le monde l’encourage, l’atmosphère est au fair-play. Puis c’est au tour de la Slovaque, même engouement. Entre chaque passage, une vingtaine d’employés postés sur les côtés de la piste s’empressent d’aller damer la neige autour des piquets de slaloms. Voilà le tour de la Canadienne. L’excitation monte d’un cran, on agite les drapeaux dans tous les sens. La foule se met à crier d’une seule voix « Go, Canada, Go ! ». Elle ne fait pas un score exceptionnel mais a définitivement le soutien du public. C’est autre chose qu’à la télévision. Intense.
Fanny Abes


