Les Jeux paralympiques se dérouleront du 12 au 21 mars.
Dimanche, le Canadien Brian McKeever est devenu le premier athlète handicapé à participer aux Jeux olympiques d’hiver. Cinquante kilomètres en ski de fond et il entre dans les annales du sport. Vancouver 2010 inaugurera les 10e Jeux paralympiques d’hiver. Pour un budget de 580 millions, selon le COVAN, cinq sports y seront représentés : curling, hockey, biathlon, ski alpin et ski de fond.
Petit retour sur l’histoire du handisport. Le sport pour athlètes handicapés est né au 18e siècle. La rééducation des personnes à mobilité réduite était alors au cœur de l’idée. La Première Guerre mondiale et son lot de mutilés font de la médecine sportive un domaine en expansion. En 1922, la première organisation mondiale sportive pour malentendants était créée. Celle-ci organise encore aujourd’hui ses propres compétitions. En 1944, la course pour personnes en fauteuils roulants organisée par le Dr Ludwig Guttmann fut une première du genre. Plus que la rééducation, c’était le coté divertissant qui était recherché. Ses conséquences dépasseront les espérances. C’est donc à l’hôpital Stoke Mandeville près de Londres que les Jeux paralympiques trouvent leur terreau. Plus tard, lors des Jeux de Londres en 1948, le Dr Guttmann réitére d’ailleurs l’expérience sous le nom de Jeux de Stoke Mandeville. Mais il faudra attendre 1960 et les Jeux de Rome pour que la première compétition paralympique officielle ait lieu. 400 athlètes venus de 23 pays y participeront. Depuis cette date, les paralympiques d’été ont lieu en même temps que les JO. Les amateurs de sports d’hiver devront cependant attendre 1976 et la Suède pour concourir aux titres. Ces deux compétitions handisports sont maintenant organisées parallèlement aux épreuves olympiques. De nombreuses fédérations mondiales furent créées au fil des ans. Elles coordonnaient l’organisation des paralympiques jusqu’à la naissance du Comité paralympique international (CPI) en 1992. À Vancouver, 1 300 athlètes et officiels de 40 pays différents seront présents. Cette année, la classification des handicaps a été grandement simplifiée ; trois catégories seulement – debout, assis et mal voyant – contre une dizaine à l’origine. Ainsi, le CPI espère que le public s’intéressera davantage à un événement dont le déroulement est vu comme complexe et du coup peu médiatisé.
Fanny Abes
Crédit : © COVAN


