Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2010 à Vancouver (COVAN) a fait du bénévolat un des rouages essentiels de la mécanique olympique. Parmi les 55 000 postes qui composent la main d’œuvre mobilisée en amont et pendant l’événement, 25 000 seront occupés par des bénévoles. Un an après l’ouverture du portail À vos marques !, où en est le processus de recrutement ?
«Je veux que les visiteurs et les athlètes qui viennent aux Jeux olympiques gardent un souvenir magnifique de Vancouver et du Canada », explique David Rehorick. Voilà huit mois que ce jeune retraité s’est lancé dans l’aventure : il est en phase de devenir bénévole pour les prochains Jeux d’hiver de 2010. Passionné de l’événement, David avait déjà assisté aux Jeux de Montréal et de Salt Lake City en tant que spectateur. En apprenant la venue de la compétition sportive en Colombie-Britannique, il a alors saisi la balle au bon. Son rêve ? « Travailler dans le village olympique pour renseigner les gens et les athlètes. »
Comme lui, ils sont près de 62 000 à avoir déposé leur candidature sur Internet. Ouvert le 12 février 2008, le portail À vos marques ! avait déjà recueilli près de 10 500 dossiers une journée après sa mise en ligne. Des chargés de l’événementiel au personnel médical, en passant par les conducteurs de navettes et les gestionnaires des sites et de la main-d’œuvre, les besoins sont grands. « Ce sont les rôles les plus importants. Le bénévolat fait partie de l’esprit olympique », explique Francine Bolduc, directrice aux langues officielles pour le COVAN.
Cependant, recruter 25 000 bénévoles est un travail de longue haleine, dont le processus d’embauche est similaire à celui des personnes rémunérées. Entretiens téléphoniques et en personne, contrôle de sécurité par la Gendarmerie royale canadienne et séances de formation sont les différentes étapes à franchir pour espérer atteindre le peloton de tête. Afin de faciliter l’accès aux formations pour les candidats éloignés, le comité s’est d’ores et déjà rendu à Banff, Lake Louise, Edmonton et Toronto pour effectuer des entretiens en personne. Les prochaines étapes seront Ottawa et Montréal.
Main d’œuvre bon marché ?
Si le COVAN simplifie la tâche des candidats canadiens, on ne peut cependant pas en dire autant pour les internationaux qui représentent à l’heure actuelle 13,5 % du total des postulants. En effet, ceux retenus pour assister aux formations doivent se rendre au Canada par leurs propres moyens. Comme tient à le rappeler Francine Bolduc, les bénévoles venus de l’étranger seront en nombre limité : « Pour nous, ce sont avant tout les Jeux du Canada. On engagera des internationaux pour certains postes spécifiques tels que les interprètes. »
Des questions de logistique telles que l’hébergement demeurent également en suspens. Les bénévoles devront trouver eux-mêmes leur logement et ce à moins de soixante minutes de leur lieu de travail. C’est pour faciliter la mise en application de ces conditions que le COVAN a appelé les habitants du corridor Sea to Sky et du North Shore à accueillir au moins un bénévole en échange de billets pour certaines épreuves sportives et remises des médailles. Si le programme n’a pour l’instant pas donné de résultats concrets, le comité d’organisation espère que les gens ouvriront leurs portes à l’approche des Jeux.
Autre point sensible : en tant que bénévoles, ces derniers n’auront aucune compensation à leur travail ou prime d’encouragement. Selon Conrad Schmidt, l’un des réalisateurs du film Five Ring Circus, dénonçant les coûts économiques et environnementaux des Jeux de 2010, faire appel à des bénévoles est juste un moyen d’utiliser une main d’œuvre bon marché. « Au cours des Jeux, certaines personnes comme les hôteliers ou les promoteurs immobiliers vont se faire beaucoup d’argent. Mais les bénévoles seront tout simplement utilisés. »
Si Francine Bolduc reconnaît les coûts moindres engendrés par le bénévolat, elle affirme que les motivations du COVAN sont ailleurs : « Si c’était juste un emploi comme les autres, les gens viendraient pour être rémunérés. Quand on est bénévole, on s’engage parce qu’on a la passion. C’est ce qui définit les Jeux par rapport à n’importe quelle autre rencontre sportive. » Un point sur lequel s’accorde David Rehorick : « Je ne veux aucune compensation. Je le fais de mon propre gré, pour un projet auquel je crois et parce que cela vaut la peine de le faire. »
Privilégiés
Certains bénévoles bénéficieront cependant d’un régime de faveur. Le gouvernement britanno-colombien a notamment mis en place un programme en vue de faciliter la participation de ses employés aux Jeux olympiques et paralympiques de 2010. Ainsi, le personnel provincial dont la candidature sera retenue par le COVAN pourra bénéficier de quinze jours « libres » pour effectuer le travail de bénévolat. Comme le comprend ce programme, sept jours et demi seront déduits des congés payés et les autres seront rémunérés comme des jours travaillés.
Encouragée par le COVAN, cette démarche ne laisse pourtant pas de marbre des associations telles que la Canadian Taxpayers Federation, qui craignent une dépense supplémentaire occasionnée par l’événement. Le gouvernement provincial se veut cependant rassurant, affirmant que ce programme n’engagera aucun frais, puisque personne ne sera embauché pour remplacer l’employé absent. Un discours qui convainc peu les militants anti-olympiques, à l’image de Conrad Schmidt qui voit ici un mensonge de plus sur les dépenses engendrées par l’événement.
Le processus de recrutement des bénévoles devrait se poursuivre jusqu’à la période des Jeux. Le portail À vos marques ! reste ouvert, mais les offres de postes devraient peu à peu se resserrer vers des tâches dont les qualités requises sont plus spécifiques. D’ici là, David Rehorick saura s’il obtiendra ou non le poste dont il rêve. ■
Camille Pesnel



C’est malheureusement la prveue qu’il n’e9tait plus de son temps : il n’a pas su voir comment fonctionne la socie9te9 nume9rique du web collaboratif.C’est dommage qu’il insiste pour croire que c’est le0 son seul he9ritage (et en plus, son site n’est meame plus en ligne). C’est orgueilleux. Son he9ritage, il l’a de9je0 donne9 (il a apporte9 une re9flexion sur le multime9dia alors que personne ne savait se qu’e9tait un ordinateur). Bien sfbr, il est triste de devoir laisser sa place, mais la jeune ge9ne9ration est de9je0 en train de collaborer selon de nouveau standards
Tiuscha, En effet c’est e9tonnant, d’autant plus que je ne suis sur la blogo que depuis qq mois !!A noter que l’association methne carotte orange n’est pas nouvelle, et que la recette est plutf4t basique …pour moi la nouveaute9 venait de la grenade, mais je vois que j’ai e9te9 devance9e
!Pour les sceptiques, je tiens e0 pre9ciser que je site toujours mes sources d’inspirations.