Parution du journal suspendue

Vendredi 10 février 2012

Prochaine publication papier

Vendredi 21 décembre 2012

Un félin chez vous (2e partie)

Un félin chez vous (2e partie)

Saviez-vous que la descendance d’un couple de chats peut s’élever à 12 680 individus en cinq ans ? Le chat est au sommet de la liste des animaux de compagnie les plus populaires au Canada. Adopter un chat, oui… pourquoi pas ? Mais posez-vous les bonnes questions avant d’en adopter un !*

Les allergies

La plus importante des questions à se poser est : « Suis-je allergique aux chats ? » De celle-ci, en découlent plusieurs : « Si je le suis ou si je le deviens, que vais-je faire de mon chat ? Y a-t-il une solution autre que l’abandon ? »
Voici quelques-unes des races les moins allergisantes : Rex, Sphynx, Siamois. En règle générale, les chats castrés sont considérés moins allergisants que les autres. Si vous avez une maladie respiratoire de type asthme, n’adoptez pas de chat ! Le risque de devenir allergique à votre chat varie entre 41 % et 69 % selon les études.

Si vous développez une allergie, maintenez votre maison le plus propre possible. Nettoyez souvent les litières et tous les accessoires du chat. Brossez-le quotidiennement à l’extérieur. Évitez de dormir avec votre chat et interdisez-lui l’accès à votre chambre. Demandez à votre docteur qu’il pratique des tests pour connaître la vraie nature de votre allergie. L’homéopathie, en ce qui me concerne, fonctionne très bien !

Stérilisation et castration

La stérilisation prévient les portées indésirables et limite les naissances, réduit les escapades, diminue l’agressivité, élimine les périodes de chaleur des femelles et la visite des mâles, et enfin prévient les tumeurs des mamelles et les grossesses imaginaires.

Le chat, comme la chatte, sont territoriaux. Ils marquent leur territoire par des jets d’urine, malodorants et difficiles à nettoyer. Ils le font régulièrement, à l’extérieur bien sûr, mais aussi dans votre maison, peu importe que ce soit sur vos meubles ou sur vos murs. Le marquage est également effectué au moyen de griffades.

Le chat entier comme la chatte sont indépendants. Les deux se courent l’un après l’autre et cette période d’activité sexuelle provoque des bagarres entre congénères. Ils s’absentent souvent du domicile, risquant les accidents de circulation et les blessures des autres chats, mais aussi la malveillance de voisins exaspérés par leurs miaulements. La stérilisation des deux sexes éliminera 95 % de ces problèmes, s’ils sont castrés avant leur puberté.

L’activité sexuelle de la chatte est régie par ses cycles hormonaux et en dehors de ces périodes, elle n’a aucun intérêt reproducteur. Durant ses chaleurs, elle aura aussi des pertes sanguines, frottements sur les meubles, fugues, etc. À cause de la sécrétion des hormones sexuelles, la chatte risque des affections de l’appareil reproducteur : kystes, tumeurs ovariennes, inflammations des mamelles, etc. La stérilisation chirurgicale (ovariectomie) supprime définitivement tous ces problèmes. Les seuls risques sont l’obésité pour la femelle comme pour le mâle et des infections urinaires.

La propreté

Le chat consacre beaucoup de temps à sa toilette. Si le chaton reste avec sa mère jusqu’à ses 3 mois, il a appris les bases de la propreté. Votre rôle sera de maintenir sa litière toujours propre ainsi que ses couvertures et jouets. Si votre chat fait ses besoins en dehors de la litière, humectez le fond de son bac avec de l’eau de javel dont l’odeur attire les chats.

Vu qu’il se lave durant des heures, le risque est qu’il avale trop de poils, donc qu’il les digère difficilement. Donnez-lui une pâte à sucer Vitalax en très petite quantité qui aidera la digestion de ces poils, surtout durant les périodes de mue. Les chats qui vont dehors mangent de l’herbe, d’une part pour éliminer les poils en se faisant vomir mais aussi pour l’effet laxatif. Pour les chats de maison, donnez-leur de l’herbe à chat et des légumes verts, de la laitue par exemple.

L’alimentation

Donnez à votre chaton sevré une alimentation solide pour chatons jusqu’à ses 6 mois. Cette nourriture de qualité équilibrée et hautement digestible doit couvrir des protéines d’origines animales à 80 %, des constituants (acides aminés) comme la taurine sont absolument nécessaires, ainsi que des lipides, matières grasses à 10 % ; minéraux, glucides, vitamines A et D.
Le chaton, comme le chat adulte, mange souvent. Laissez ses croquettes à disposition dans un coin-repas prévu discret et calme. Les chats ont un nez sensible et refusent de manger si l’odeur de la moulée ne l’attire pas ou si leur plat est proche d’une litière. Une fois adulte, donnez des croquettes « chats adultes » et changez-en souvent.

Laissez-lui à disposition de l’eau fraîche et propre. Peut-on lui donner du lait ou non ? Les chats dans les fermes boivent le lait aux pis des vaches. Ils savent ce qui est bon pour eux.

Votre chat vomit ? Changez sa moulée pour une autre plus légère et consultez un vétérinaire si cela persiste. Cela peut être dû à ses dents, des poils bloqués dans son estomac ou des tumeurs.

Les gâteries sont à donner avec parcimonie et en guise de récompense.
Retrouvez la dernière partie de notre série sur les chats dans le numéro du lundi 27 avril. ■

Jeannine Degand

* La S.P.C.A est l’une des meilleures sources de conseils pour cela :
www.spca.bc.ca/vancouver

Commentaire

*champs requis

L'Express se réserve le droit de publier ou non les commentaires

Photo une

LES PLUS LUS

    None Found

Rechercher

Tous droits réservés © L'Express du Pacifique - 227A-1555, 7th Avenue West, Vancouver BC V6J 1S1 - Tel: (604) 736-3734 - administration@lexpress.org - Réalisation: Graphem