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Vendredi 24 mai 2013

Stéphan Moccio, pianiste de charme

Stéphan Moccio, pianiste de charme

Stephan Moccio, compositeur et pianiste, est actuellement en tournée dans tout le Canada à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Colours. Sa brève escale à Vancouver lui a donné l’occasion de revenir sur les lieux de son succès lors des Jeux olympiques d’hiver 2010. Rencontre surprenante avec un musicien légèrement « fleur bleue ».

Les cheveux ondulés en pagaille, le regard sombre à l’italienne, le sourire charmeur sur commande, Stephan Moccio manie savamment l’art de la séduction. Lorsqu’il s’agit de poser, l’homme s’inquiète pour un détail. L’écharpe, ce petit côté décontracté un peu négligé, si romantique. Gare à celui qui en porterait une quand Stephan Moccio, lui, en est dépourvu. En un quart de seconde, la malheureuse écharpe se retrouverait propulsée au rang de célébrité… enroulée autour du cou délicat du ténébreux artiste.

À 38 ans, Stephan Moccio estime avoir déjà vécu la moitié de sa vie. « La vie est courte », ne se lasse-t-il de répéter. Il est vrai que depuis ses trois ans, soutenu par sa mère musicienne, il s’entraîne à devenir le virtuose des temps modernes. Avec des premiers enregistrements à 11 ans, la machine du succès s’est emballée, propulsant l’artiste au rang des célébrités.

En 2010, sans conteste, le palmarès de Stephan Moccio est éloquent : arrangements au piano pour de nombreux artistes, comme Céline Dion ou encore Haley Westenra, composition du thème musical des Jeux olympiques d’hiver de 2010, sortie de son deuxième album, Colours, aussi prometteur que le premier. L’expérience des JO reste incontestablement gravée dans sa mémoire : « J’ai éprouvé une grande fierté de voir ma chanson I Believe représenter le Canada tout entier ! »

Retour à la source

Définissant son œuvre comme étant à la croisée des chemins entre musique classique et populaire, le compositeur prétend toucher ainsi un plus grand nombre de personnes : « La première chose que je recherche, lorsque je compose, n’est pas d’atteindre la virtuosité. Je me demande comment toucher le cœur des gens. J’écris pour des milliers de personnes ! »

Nul besoin de paroles, Stephan Moccio s’en remet à l’universalité du langage instrumental. Et à son « bel ami », le piano, avec lequel le musicien privilégie les face-à-face en solo : « J’ai besoin de retourner à la source, à la simplicité. Je retrouve une tranquillité, un calme lorsque je suis seul avec mon piano. »

La source intarissable de son inspiration se trouve au cœur de sa vie. Des anecdotes, des souvenirs, tout est susceptible d’alimenter ses chansons. Un récent voyage en Provence [France], à l’été dernier, et voilà bientôt une chanson intitulée Lavande.

Mélancolique, sa musique est pour lui le reflet de sa personnalité. « Je suis assez romantique, ça doit venir de mes origines italiennes et françaises », affirme-t-il, une once de suavité dans la voix. « Si j’analyse trop les choses, ça ne vient pas. Je prends mon temps, j’ai maintenant une sagesse que je n’avais pas il y a dix ans. Je pense que si je ne suis pas aussi technique qu’avant, je suis un meilleur musicien. »

Jamais dans la lune

Maître dans l’art de la communication, l’homme se décrit lui-même comme un être « discipliné et passionné ». Et lorsque ses proches s’aventurent à le dépeindre comme quelqu’un de  « facilement dans la lune », Stephan Moccio réplique : « Ce n’est pas le cas. Je suis toujours en train de penser à une prochaine création. »

Sa seule ambition, pour le moment, est de « continuer [son] rêve ». Voyageant à travers le monde, le compositeur se sent à la fois très canadien et très international. « J’adore voyager mais en même temps, je trouve cela très difficile d’être loin de ma famille. »

Usant et abusant des stéréotypes, versant par moment sans retenue dans un sentimentalisme débordant, l’artiste laisse néanmoins percer une certaine sincérité. Face au public, il affiche une décontraction non feinte. Lorsqu’enfin Stephan Moccio se tait pour laisser place à la musique, les notes s’élèvent, la magie opère. Sans conteste, les mots seraient de trop. C’est un fait, le talent est réel, le virtuose mérite bien son nom.  ■

1 commentaire pour “Stéphan Moccio, pianiste de charme”

  1. udzmbysI

    Alors, vous ne pueovz vraiment pas les laisser se faire beau ce jour la?La France organise un defile le 14 pour faire plaisir aux militaires. Ca se tient comme argument

Commentaire

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