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Vendredi 7 juin 2013

L’Orchestrion, une machine instrumentale

L’Orchestrion, une machine instrumentale

Pat Metheny, le guitariste de jazz américain 17 fois récompensé aux Grammy Awards, sera à Vancouver le 1er mai pour présenter son Orchestrion, symbiose musicale entre les instruments du début du 20e siècle et les technologies de notre époque.

On croirait son orchestre sans musiciens tout droit sorti des romans de Jules Verne : une grande machinerie instrumentale dirigée par le seul pincement des cordes de sa guitare. À chaque note, Pat Metheny envoie une information aux programmes informatiques qui ordonnent alors aux percussions, aux claviers, au piano ou encore au vibraphone de se mettre en marche pour s’aligner sur le son de ses cordes et former un ensemble harmonieux.

Le projet Orchestrion est né d’une volonté d’allier les mécanismes instrumentaux de la fin du 19e et début du 20e siècle – des bobines électriques, des pneumatiques ou des mécaniques – et les technologies de notre époque, souvent représentées par des logiciels informatiques pointus. Entre autres Sibelius, un programme d’écriture musicale, Digital Performer, un programme intuitif pour répondre aux commandes en temps réel, et Ableton Live, pour gérer les parties improvisées.

Son inspiration remonte à ses jeunes années. « Chaque été, je rendais visite à mes grands-parents dans le Wisconsin. Mon grand-père, un musicien talentueux, possédait dans le sous-sol de sa maison un piano mécanique qui me fascinait. L’idée de cet instrument jouant des partitions par lui-même était époustouflante ! D’un côté c’était vieux jeu, de l’autre cela ressemblait à de la science-fiction ! »

Inventions

Pat Metheny a travaillé sur ce projet pendant une dizaine d’années. Un terrain selon lui « fertile et au final peu exploré » dans la création musicale. Mais le guitariste, audacieux, a toujours nagé à contre-courant, en quête perpétuelle de styles nouveaux, avide de repousser les frontières de la musique.

« En amont de ce projet, j’ai rassemblé les forces vives d’inventeurs et techniciens de talent de partout aux États-Unis, et je leur ai commandé la construction d’une large palette d’appareils capables de produire des sons acoustiques que je pourrais alors organiser comme un nouvel orchestrion. Tout ce qui pouvait produire un son musical retenait mon attention », se délecte-t-il.

Ainsi, ses recherches lui feront rencontrer Eric Singer, un ingénieur et musicien de Brooklyn, qui lui fournira la plupart des composantes de son orchestre. Sur scène se mêlent donc des instruments vieux de plusieurs milliers d’années, comme les percussions, aux innovations actuelles et futuristes. Mark Hebert, son fidèle réparateur de guitare originaire de Boston, lui fabrique une guitare solénoïdale, celle qui dirige, tel un chef d’orchestre, l’ensemble de la plateforme. Tandis qu’une entreprise de Chicago spécialisée dans les orgues à tuyaux crée deux armoires remplies de pots et de bouteilles. Le son qui en émane est provoqué par des souffles d’air dans les goulots.

Le plus difficile reste sans conteste la réussite d’un assemblage parfait de toutes les notes produites. Des centaines de pages de partitions ont été écrites, non seulement pour sa guitare mais aussi pour tous les instruments présents sur scène. Au lendemain de la première représentation de sa tournée mondiale, Pat Metheny déclarait d’ailleurs au journal français Le Monde que son plus grand défi était de déclencher en même temps quatorze instruments, car dans son jeu, il y a des notes jouées pour être entendues dans la mélodie et d’autres qui servent à commander des actions. Si le musicien s’aventure à l’improvisation, chose dont il ne pourra évidemment pas se passer, il devra faire preuve d’une grande maîtrise de tous les outils dont il dispose.■

Sophie De Kepper

1 commentaire pour “L’Orchestrion, une machine instrumentale”

  1. aZkYWhCJdTHMsa

    Comme on n’est plus insatisfaits avec la se9lection re9pete9e de sites Flash que de l’existence meame des Boomerangs, je vireiass plus un nom oppose9 e0 Flash qu’e0 Boomerang.Un flash c’est quelque chose de bref, intense mais qui n’a pas de staying power . Comme les sites du meame nom la plupart du temps. J’ai pas d’ide9e drette le0 mais j’irais plus dans cette direction.

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