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Jeudi 20 juin 2013

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Vendredi 21 juin 2013

Special JO

« Le français a la place qui lui revient »

« Le français a la place qui lui revient »

La Place de la francophonie, ouverte jusqu’au 28 février à Granville Island, propose une programmation 100 % gratuite pour tous les amoureux de cette langue. Chansons, spectacles et expositions s’y dérouleront jusqu’à la fin des Jeux. Artistes canadiens ou issu de la francophonie mondiale se succéderont sur l’immense scène installée pour l’occasion.

« Ça fait plaisir de voir que la francophonie a enfin un impact sur le Canada, qu’elle prend part aux Jeux grâce à cet événement, se vante une bénévole venue de Toronto. En regardant notre histoire, on n’aurait jamais pensé en arriver là aujourd’hui. Je suis vraiment très fière de ce que nous avons réalisé », enchaîne-t-elle. Lors de l’ouverture officielle de la Place, le grand témoin de la francophonie, le Suisse Pascal Couchepin est allé dans le même sens : « le français conserve sa place. Il ne faut pas trop s’inquiéter à ce sujet et être positivement francophone et francophile. »

En plus de la création de cet espace communautaire, 7,5 millions de dollars ont été investis pour améliorer les services de traduction. Pourtant, même si Jean Charest félicite le COVAN pour ses Jeux bilingues, les critiques se font tout de même sentir.

En effet, la présence du français aux Jeux olympiques n’a pas toujours été évidente. Pour Marie Claude, qui s’est rendue à la Place de la francophonie, «  le COVAN n’a pris en compte le français qu’en 2008. Le Commissariat aux langues officielles a publié un rapport désastreux concernant le bilinguisme aux JO. Il n’y a pas de réelle volonté à faire du Canada un pays bilingue ». En effet, le COVAN n’a créé son comité consultatif sur les langues officielles qu’en mars 2009, soit moins d’un an avant le début des Jeux. Graham Fraser, haut commissaire aux langues officielles reste également sceptique surtout au regard de la cérémonie d’ouverture. « J’avais l’impression d’assister à un évènement conçu et présenté en anglais avec une chanson française. Je ne m’attendais pas à cela » a t-il déclaré. Son commissariat remettra un rapport en automne prochain.

En attendant, francophones et francophiles peuvent toujours méditer sur les propos de la sénatrice britanno-colombienne Nancy Greene, qui a déclaré : « le français a la place qui lui revient ».

Fanny Abes

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